mardi 5 août 2014

Le sacre du Jardin



Le sacre du jardin

Après avoir parcouru « le meilleur des mondes possible » et mille aventures, pour Candide le temps est venu où « il faut cultiver son jardin ».
Évidemment la vie n’est pas un conte, le monde change.
Plus de philosophie, la terre est devenue bien basse et les dos douloureux. En plus, l’ennui du jardinage s’est révélé un fait incontournable.
Pourtant, un beau jardin est né grâce aux mathématiques et le troc temps.
Merci Fernanda et Veronica !!!
Dans ce petit jardin sont bichonnés ail, sauge, cassis, bourrache, romarin, lavande, camomille, thym, mélisse, olivier, vigne, fraisiers, framboisiers, oseille, menthe, lys, rosiers, absinthe, estragon,tomates, fleurs inconnues et beaucoup d’autres oubliées …


Bourrache officinale :


Cette plante envahissante avec ses fleurs bleues adore la partie ensoleillée de mon jardin.
Elle contient un alcaloïde.
Les légionnaires romains étaient dopés avant les batailles avec du vin aromatisé aux fleurs de bourrache. Mais nous, les gaulois nous avons été les meilleurs pour ce qui concerne le dopage.
On l’utilise en cuisine : salade, pâtes, légumes …..
L’huile de bourrache (pas utilisée en usage alimentaire) prévient le vieillissement de la peau et limite l’arthrose.


Romarin :
Son nom a été donné par les romains « rosemarinus » rosée de mer. Ses propriétés sont reconnues pour apporter un bain de jouvence. Le traitement de la peau et du cuir chevelu conduisent à l’incorporer dans les shampoings.
Cette année, les jardinières l’ont autorisé à une extension importante. Donc, au printemps prochain en avant l’alambic et l’huile essentielle va couler à flot.


Sauge :
L’huile essentielle étant d’un usage délicat neurotoxique à forte dose et abortive,  son effet calmant, relaxant et anti-stress se retrouve aussi dans un vin de sauge.
Prendre 80 g de plantes séchées que vous ébouillantez dans un litre d’un bon vin blanc. Au bout de 3 jours, refroidir et filtrer. 4 verres par jour en guise de boisson suffiront pour obtenir le plus grand bien.

                                                        
Fleurs de rocher :
Il y a toujours un coin de jardin où l’on ne peut rien faire des cailloux, des abords où les générations de maçon ont laissé gravillons, ciment, pierres. La solution des jardinières a été de semer des fleurs de rocher. C’est beau.


Vive la rentrée ! Vive les mathématiques ! Le jardin prospère….

lundi 28 avril 2014

Week-end à Berlin



Week end à Berlin :

Veronica et la porte de Brandebourg
Après avoir visité Berlin en août 1968, je viens d’y retourner quelques jours en mars 2014. Mais, peut-on comparer cette ville après presque 50 ans ?
En 68, je suis arrivé à Berlin en train. Il fallait donc passer de RFA (Ouest) en RDA (Est) par le train dans un premier temps. Le passage se faisait sans descendre du train. Celui-ci était à l’arrêt dans un grand fossé avec des chiens loups qui étaient lâchés sous le train. Le tout était entouré de miradors avec des policiers en armes. Dans le train, les papiers étaient vérifiés, revérifiés ainsi un grand nombre de fois. Le rideau de fer, dont on parlait tant depuis 1945, était bien là sous mes yeux. Cet épisode, il faut bien le dire, m’a beaucoup impressionné et il est resté gravé dans ma mémoire à tout jamais. Je n’ai jamais revécu une telle expérience ; sauf peut être en arrivant dans les aéroports américains États-Unis après le 11 septembre 2001.

En 68, j’avais un hôtel à l’Ouest et j’avais fait une visite « touristique » de Berlin Est. Le passage se faisait en bus pour les voyages organisés des touristes. Le passage était contrôlé, archi-contrôlé mais beaucoup moins impressionnant.
L’hôtel que j’ai pris en 2014 était Alexanderplatz donc dans l’ex-Allemagne de l’est.

Alexanderplatz :

 

Je me rappelle bien cette immense place.
Elle n’avait rien à voir avec la place de Döblin










 
La maison des enseignants (Haus des Lehres) a été conservée avec ses fresques à la Diego Riviera qui représentent l’importance de la transmission de la connaissance. L’enseignement était le fer de lance du Communisme qui espérait ainsi forger l’homme nouveau. Certes ils n’étaient pas les premiers ni les derniers à s’y essayer. Il faut cependant reconnaître qu’ils y ont eu quelques succès.
Les grandes avenues sont toujours balayées par le vent. Les tuyaux aériens pour le chauffage urbain sont  toujours là. Des grands immeubles types HLM sont en attente de jours meilleurs. Les feux pour piétons utilisent toujours les mêmes icônes de ce passé récent.
On se promène dans Karl Marx Allee qui certes était allemand ; mais pourtant cela me surprend plus que dans une ville italienne.
La tour de télévision, qui domine de ses 368 m Berlin, devait marquer la supériorité technologique du régime communiste.

Le mur :

Ce mur, qui coupait la ville en 2, est encore visible en plusieurs endroits. Il se devine aussi parfois la complexité du réseau de métro ou de train. Rien qu'à Berlin, il faisait plus de 50 km.









Il est maintenant une attraction touristique comme à Charlie Point ou visible de façon plus réaliste au Mémorial du mur de Berlin limite entre le secteur soviétique et français.
Il s’agissait d’œuvre considérable : un ensemble de 2 murs avec un No man’s land 50m à 300m entre les 2. Il y avait 300 miradors, 14000 gardes, 1000 chiens et des quantités fabuleuses de barbelés, pas de mines. En 68, lors de ma seule visite il était déjà pratiquement sous sa forme définitive. Le nombre de morts parmi ceux qui ont essayé de le franchir  est certainement de plusieurs centaines.
Cette plaisanterie, qui dura de 1961 à 1989, nous a valu la phrase historique dite en 1963 à Berlin par J.F. Kennedy : « ich bin ein Berliner ».
Une visite de François Mitterrand fin 89 en Allemagne en RDA nous a permis d’apprécier la qualité visionnaire de la France ; alors qu’un grand homme Helmut Kohl œuvrait déjà toutes voiles dehors à la réunification de son pays.


Les Juifs :

Lors de ma visite en 68, les allemands de l’est avaient particulièrement insisté sur la culpabilité des allemands de l’ouest dans leur extermination ; mais qu'elle n'était certainement pas celle des allemands communistes de la RDA. Nous avions visité le quartier du ghetto reconstruit avec soins par la RDA. Je n’ai pas bien compris à l’époque s’il était habité par des juifs. Au cours de ce week-end, j’ai visité le Jüdisches Muséum Berlin. Ce musée fabuleux permet de mieux comprendre l’importance et la vie de cette communauté. Comment le génocide a-t-il été possible dans ce peuple cultivé ?




Je n’ai pas essayé de retrouver les traces du 3ème Reich qui ne sont pas évidentes après les bombardements de la guerre. En tout cas, on ne voit pas des édifices comme ceux de l’époque mussolinienne en Italie.
Une chose est sûr, les berlinois aiment toujours la fête. Ce goût pour le fête était déjà bien clair lors de ma 1ère visite en 68 à Berlin Ouest. L’insouciance et gaieté correspondaient aussi au fait de se trouver dans l’œil du cyclone 
Maintenant, l'on y mange bien et l’on y boit du bon vin aussi bien à l'est qu'à l'ouest ; voilà  qui réconforte.








mardi 25 février 2014

Livres 2013



Je lis chaque année quelques livres de mes favoris français : Eric-Emmanuel Schmidt, Gilbert Sinoué et Amin Maalouf. Cette année, la guerre du Mali m’a conduit à m’intéresser au monde colonial. Sur la fin 2013, j’ai attaqué l’Asie avec 2 gros bouquins.

Gilbert Sinoué :

Il est né au Caire en 1947. Il est venu à Paris après son bac pour suivre l’école normale de musique et a enseigné la guitare. Il a été auteur compositeur en particulier pour Jacques Brel, Isabelle Aubret, Dalida,  Claude François …
Puis à presque 40 ans, il a commencé sa carrière d’écrivain. Il s’agit d’un auteur prolifique. Ses livres ressemblent souvent à des contes ; mais la base historique est toujours solide.
Cette année, j’ai lu Le dernier pharaon (publié en 1997). Méhémet Ali a régné 40 ans sur l’Egypte pendant la première moitié du 19ème siècle. Ce fin politique, qui était analphabète d’origine turco-albanais, est arrivée en Egypte à la tête de 300 soldats pour combattre les troupes de Napoléon.

Les autres livres déjà lus de Gilbert Sinoué sont :
-          Le pourpre et l’olivier
-          Avicienne ou la route d’Isphan
-          Le livre de saphir
-          L’enfant de Bruges
-          Erevan
-          Le colonel et l’enfant -roi
-          Souffle de Jasmin
et certainement quelques autres.


Eric-Emmanuel Schmitt :

Cette année, j’ai lu La femme au miroir qui est un excellent livre où 3 femmes vivant à des différentes époques se refusent de suivre leur destin de femmes. Je ne peux que recommander ce livre ; même si je suis un monsieur Toutlemonde. Lorsque ce livre est sorti en poche ; au Furet du Nord, j’ai vite compris que je n’étais le seul à aimer les livres d’Eric-Emmanuel Schmitt.


Quelques mois de lectures coloniales : Après avoir été stupéfait de l’intervention française en Libye ; j’ai été encore bien étonné de l’intervention militaire au Mali pays de mes rêves avec son mystérieux Tombouctou. Le Sahel m’avait vraiment attiré pendant mes 2 ans passés en Algérie où mon seul voyage un peu audacieux a été Alger-Tamanrasset-Agadès par la route ou plutôt la piste. Finalement, je ne suis jamais allé à Tombouctou. Bernard un ami m’a prêté divers livres sur l’Afrique noire dont 3 bouquins consistants d’Amadou Hampâté Bâ.

Amadou Hampâté Bâ (1900-1991) :

Amadou Hampâté Bâ est un descendant d’une famille noble peul ; Il est né à Bandiagara (Mali). Après avoir suivi l’école coranique ; il est  ‘’réquisitionné’’ à l’école française de Bandiagara, puis à Djenné mais il refuse d’aller à l’école normale de Gorée. Il commence une carrière dans l’administration française à Ouagadougou puis divers postes en Haute Volta (Actuel Burkina Faso).
Après l’indépendance (1960), il participe à la transcription des langues africaines et à la conservation des traditions orales. Il a toujours pris des notes au cours de sa longue vie ; ces livres sont la reprise de ses notes dans la plus grande honnêteté. Son style est celui d’un instituteur traditionnel et il ne nous épargne pas toute la complexité de la société africaine.


-          Amkoullel l’enfant peul (mémoire 1, 1991)
-          Oui, mon commandant (mémoire 2, 1994)
-          L’étrange destin de Wangrin (1973)


Tierno Noménembo :

Il est né en Guinée en 1947 d’origine peul. Depuis 1969, il a passé sa vie hors de Guinée où les dictateurs se succèdent depuis l’indépendance.  Ce grand romancier de langue française réalise un beau cocktail entre l’historique et le romanesque.

-          Le terroriste noir
-          Le roi de Kahel

Parmi les auteurs africains, je cite : Emmanuel Dongala (Photo de groupe au bord du fleuve) et Alain Mabanckou (plusieurs livres lus les années précédentes) qui sont tous les deux du Congo Brazzaville.


Patrick Deville :

 
Il est né en 1947. C’est un grand voyageur ; j’ai lu un de ses romans qui a eu le prix Femina en 2012.

-          Peste et Choléra

Ce livre est la bibliographie d’Alexandre Yersin bactériologiste suisse disciple de Pasteur devenu explorateur dans l’ex Indochine. Ce livre est finalement un livre d’aventure semblable au Roi de Kahel. On voit un homme obstiné réalisant la mission qu’il s’est fixé envers et contre tout dans une terre considérée comme vierge. C’est  plus qu’un livre de l’aventure coloniale.

Russel Banks :

Après American Darling en 2012, j’ai attaqué cette année un autre pavé :

-          Pourfendeur de nuages

Ce livre sur l’esclavage se passe un peu avant de la Guerre de Sécession. Le héros John Brown s’oppose contre l’esclavage d’abord en aidant des esclaves noirs à fuir au Canada, puis en prenant les armes contre les esclavagistes. Ce livre permet voir comment certains leaders se détachent face aux grands problèmes. Le problème de l’esclavage est certes déjà évoqué par Tocqueville ; mais rapidement éludé. J’ai été surpris que le parti politique opposé à l’esclavage soit le Parti Républicain et celui, qui lui était favorable le Parti Démocrate. 150 ans plus tard, le 1er président noir est un démocrate. Mais, il faut retenir qu’il s’agit d’un très grand livre de Russel Banks.


Les autres :

Cette année, j’ai lu 3 romans japonais sur la lancée de 2012 :

-          Le temps qui va, qui vient de Hiromi Kawakami
-          Cristallisation Secrète de Yôko Ogawa
-          Le musée du silence de Yôko Ogawa

Ces livres de 2 auteurs femmes déjà lues en 2012 me permettent de confirmer mon plaisir de lire les romans japonnais particulièrement ceux de Yôko Ogawa.

Silvia Avallone : D’acier

 
Elle est née en 1984 ; il s’agit de son premier roman.
Cette jeune écrivaine italienne nous décrit l’Italie actuelle avec de 2 adolescentes paumées à Piombino ; mais peut être le sont-elles moins que leurs parents ?




Mo Yan : La mélopée de l’ail paradisiaque

Auteur chinois né en en 1955 ou 1956 prix Nobel de littérature en 2012.
Dans le milieu intello français, on lui a reproché son appartenance au parti communiste.  Il s’agit d’un écrivain chinois pas d’un parisien. On a aussi reproché à Camus de ne pas avoir eu une position tranchée sur l’Algérie.
Ce livre décrit les difficultés du paysan chinois entre la tradition, l’économie planifiée et ses sentiments d’homme tout cela est inconciliable. C’est un très beau livre plein de sensibilité.

Maria Ernestan : Les oreilles de Buster
 
Cette suédoise a écrit ce livre magnifique plein de suspens. La sensibilité est le point fort de ce livre plutôt pour bonne-femme.
  



 Henriette Walter/Bassam Baraké : Arabesques

Née à Sfax (Tunisie) en 1929, elle est professeure de linguistique. Cela fait un peu trop savant pour correspondre à mon folklore. Mais elle a aussi écrit  seule ou en collaboration toute une série de livres de vulgarisation sur la linguistique que je lis assez régulièrement en livre de poche  (Points). Pour la petite histoire un de ces bouquins a été écrit en collaboration avec un de mes anciens collègues Pierre Avenas un X mines de mon ex-société ; ce n’est  pas le meilleur.
Arabesques c’est l’aventure de la langue arabe en occident. Comme dans tous ses livres : il y a plein de petits jeux, devinettes sur l’origine des mots où je suis plutôt nul.


Quelques autres très bons livres :

Roman avec cocaïne de M. Aguéev : ce livre d'adolescent est écrit au début de la révolution russe dont il ne parle pas. C’est le cas d'un livre unique d’un auteur pratiquement inconnu. Dans les années 30, il fut attribué à Nabokov.
Une autre époque d’Alain Claude Sulzer : Un adolescent à la recherche de son père, qui s’est suicidé, découvre que celui-ci était homosexuel et après un grand amour, il n’a pu trouver d’autres issues.
La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao de Junot Diaz : Ce livre n’est forcément facile à lire avec bon nombre de mots et d’expressions d’Amérique latine. Il fait bien comprendre cette émigration à moitié (USA/République Dominicaine) due à la proximité des pays.

Des polars ; mais peu d’auteurs nouveaux. Mes auteurs classiques ont accompagné des moments de détente. Nouveaux auteurs pour moi : Jean-Claude Izzo, Jussi Adler-Olsen.

Enfin, un livre vendu à plusieurs millions d'exemplaires : je l'ai acheté après le passage de l'auteure à la Grande Librairie. C'est le super navet de l’année Cinquante nuances de Grey d’EL James. Le vrai tapiro d’oro en plus il y a 3 tomes ; heureusement je n'ai acheté que le premier








mercredi 20 novembre 2013

Olives noires confites



Olives Noires Confites :

Souvent, on a un ou deux oliviers dans son jardin, il n’est pas question de faire de l’huile. 
Pour 1 litre d'olive, il faut 5 à 6 kg d’olives. Mais on peut produire un ou quelques bocaux d’olives confites.




Les olives noires pour la table se ramassent fin novembre ou début décembre.

Les olives doivent être mûres (d’un violet noir) et bien charnues.

Mettre les olives dans un récipient non métallique, saupoudrer les de sel fin. Faites-les sauter pour que les olives s’imprègnent de sel. Recouvrer le récipient d’une toile épaisse pour limiter l’évaporation.

Laisser les olives pendant 5 ou 6 jours en les faisant sauter 2 ou 3 fois par jour, si nécessaire rajouter un peu de sel. Si les olives rejettent trop d’eau, en enlever  un peu, mais pas la totalité car elles se dessécheraient trop.

Lorsqu’elles ont perdues toute amertume, égoutter les bien, essuyer les en les roulant dans un torchon. Mettre les olives un bocal avec les aromates de votre goût : thym, laurier, sauge, fenouil, romarin …

Verser sur les olives une bonne rasade d’huile d’olive ; rouler le bocal pour que toutes les olives en profitent et conserver dans un endroit frais.

Elles peuvent être consommées après une quinzaine de  jours.

mardi 15 octobre 2013

AubenaSavons



                                               AubenaSavons



 AubenaSavons première production artisanale de savons de la ville produit régulièrement les 7 savons décrits dans la notice ci-dessous.

Jacques répondra à vos questions

L'aspect pratique de la production est dans l'article Savonnerie Albenassienne.

Nos savons sont produits par la technique ancestrale de la saponification à froid. Ces savons ont 3 caractéristiques : la détergence (ils lavent), l'hydratation ( ils contiennent env.10% de glycérine végétale) et un surgras env.10% d'huile végétale choisie par le producteur.

 Tous nos savons sont  fabriqués à partir de produits bios et naturels
Saponification à froid et production artisanale

Savon végétal au Chanvre

Riche en acides gras, l'huile de chanvre a des propriétés hydratantes et adoucissantes pour la peau. Ce savon est recommandé pour les peaux sèches mais aussi pour les peaux de jeunes à tendance problèmes. Il est délicatement parfumé à l’huile essentielle de lavande fine.
Composition : 15% d'huile de chanvre

Détox au Charbon végétal

Riche en beurre de karité, aux propriétés adoucissante et protectrice, ce savon, recommandé pour les peaux sensibles, nettoie et purifie la peau en douceur tout en préservant son équilibre naturel. Les huiles essentielles d'ylang-ylang et menthe poivrée procurent une note de fraîcheur et une sensation propreté immédiate.

Douceur de Calendula

Sans parfum, antioxydant, anti-inflammatoire et antibactérien, la mousse onctueuse de ce savon nettoie et hydrate délicatement les peaux sensibles. Peut être utilisé quotidiennement. Les extraits des fleurs de Calendula sont obtenus par macération dans l'huile d'olive Bio.
L’huile d’avocat apporte ses propriétés adoucissante, régénérante  et hydratante.

Lifting au Lierre

Le Lierre Grimpant possède des propriétés amincissantes reconnues et a une action astringente et revitalisante qui tonifie la peau.Il réduit visiblement l’aspect cellulite et procure ainsi un effet lissant tout en douceur. L'extraction des feuilles de Lierre est obtenus par macération dans une huile d'olive Bio. Il est parfumé par un cocktail de 4 huiles essentielles.

Couleur café

Parfait exfoliant pour la peau, ce savon possède également des propriétés anti-odeur qui le rendent indispensables dans nos cuisines pour enlever les odeurs tenaces sur les mains. L'eau dans le procédé de production est un café très fort. Un ajout d'Argan à la trace protège la peau grâce à son pouvoir antioxydant. Ce savon sans parfum a été developpé pour les personnes présentant des allergies.

Bar Shampoing

Proposer un shampoing en barre à l'ancienne semble un défi impossible face au gel douche qui mousse, ne lave pas, n'a rien de naturel et n'est pas un savon. Pourtant ce Bar Shampoing est particulièrement apprécié. C'est un savon qui mousse et qui lave. La mousse est belle et dense grâce à l'huile de ricin. Il est parfumé avec 4 huiles essentielles.

Savon au lait

Le lait choisie est du lait de vache de la montagne ardéchoise (Carrier). Il est utilisé dans la dilution de la soude à une température inférieure à 50°c. L'obtention de la trace (émulsion) est longue. Cette production délicate est récompensée par savon équilibré, nourrissant et très doux pour la peau. Il est parfumé par 2 huiles essentielles Patchouli et Vétiver.

Modifié mars 2017

vendredi 8 mars 2013

Livres 2012



Parmi les auteurs français mes 3 préférés sont sans aucun doute : Gilbert Sinoué, Eric-Emmanuel Schmitt et Amin Maalouf.
Au cours de l’année 2012, je n’ai rien lu de Gilbert Sinoué ; mais j’ai lu quelques livres des 2 autres auteurs.

Eric-Emmanuel Schmitt :

Il est né à Sainte Foy Les Lyon, il a un peu plus de 50 ans. Il est normalien. Je pense qu’il s’agit d’une personne optimiste même si parfois il doit un peu se forcer.
J’adore ses nouvelles, genre que je lisais peu à tort. En quelques dizaines de pages ; il arrive à vous faire entrer dans des personnages et des situations complexes ; on attend alors la chute toujours inattendue et souvent décapante.
 En 2012 j’ai lu :
-          Odette Toulemonde et Autres histoires (8 nouvelles )
-          La Rêveuse d’Ostende (5 nouvelles)
-          La secte des Égoïstes (pas mon préféré)
Autres livres  lus précédemment qui m’ont particulièrement marqué :
-          Mr Ibrahim et les fleurs du Coran
-          L’Enfant de Noé
-          La part de l’autre
Il est l’auteur français contemporain le plus joué au théâtre dans le monde. Au cinéma, je me rappelle «  Odette Toutlemonde » super.

Amin Maalouf :

Né en 1949 à Beyrouth, ce franco-libanais fait parti de l’académie française. Il représente le mélange de sang de l’orient méditerranéen y compris la Turquie. C’est un chrétien dans le monde arabe ou un arabe en occident.
En 2012, j’ai renoué avec cet auteur en lisant : Le périple de Beldassare. Ce roman est comme un conte, une légende et bien sûr excellent. Non seulement le style est enchanteur ; mais aussi le travail d’historien qui voit notre monde sous l’angle des habitants du Moyen-Orient
Les autres romans lus d’Amin Maalouf sont :
-          Léon l’Africain
-          Samarcande
-          Les échelles du levant
-          Les jardins de lumière
etc ….



Les auteurs japonais :

Au cours de cette année, j’ai lu 5 bouquins d’auteurs japonais. J’avais lu quelques auteurs ; il y a déjà de nombreuses années. C’étaient des auteurs reconnus comme  Kawabata, Mishima trop littéraires et pessimistes. 2 des 4 auteurs lus en 2012 sont des femmes.


Teru Miyamoto : Les gens de la rue des rêves et le Brocart
La rue des rêves ceux sont 10 nouvelles avec les mêmes personnages ; je pense qu’elles permettent de se faire une bonne idée de la vie de petite gens au Japon. Le Brocart échange de lettres entre 2 personnages est aussi excellent.

Yoka Ogawa : La formule préférée du professeur
La relation entre le professeur de math (un peu fou), sa femme de ménage et le fils de celle-ci est un jeu plein de finesse.

Hironi Kawakami : La brocante Nakano (Ecrivaine)
Là aussi la relation de quelques personnages simples dans un magasin de brocante que l’on suit. On comprend mieux la société japonaise d’aujourd’hui ; certainement plus près de la notre que l’on ne le pense.

Yoshimura Akira : La guerre de jours glacés
Le sujet est plus sérieux. Jusqu’où va la responsabilité des soldats en temps de guerre? En général elle est posée pour ceux du camp des perdants. On suit cet ancien lieutenant homme du peuple après la défaite du Japon. Tout cela est décrit sans grande théorie en suivant la vie de ce lieutenant dans les années qui suivent la défaite.




La 2ème guerre mondiale en Allemagne et en URSS :

J’étais bien parti pour des livres relatifs à cette période difficile ; mais je reste convaincu que l’homme garde un peu d’humain et parfois critique même lorsque la machine de guerre monstrueuse se met en route.
Seul dans la nuit de Hans Fallada ce livre est remarquable. Un  couple de gens simples, suite à la mort de leur fils au front, prend conscience du mensonge du nazisme. Une petite rébellion conduira au drame.
Hans Fallada ( 1893-1947) a une vie perturbé par la drogue et l’alcool. Il a traversé la période du nazisme avec une seule arrestation. Bien que prolifique pendant cette période il a été toléré par le système. Seul dans la nuit a été écrit après la guerre

Purge de Sofi Oksanen : Livre sur les occupations successives de l’Estonie.
L’auteure a 36 ans finlandaise ; sa mère est estonienne.

Aussi quelques livres moyens comme HHhH …
Enfin un livre « Les Bienveillantes »  où Jonathan Littell veut prouver qu’il ne restait rien d’humain dans les nazis qui ont participé au massacre des juifs. Ce prix Goncourt 2006 est selon moi illisible. On peut seulement voir chez l’homme un musée des horreurs. J’ai abandonné sa lecture.



Des policiers :

Henning Mankell : Les chaussures italiennes
Donna Leon : Péchés Mortels

Les auteurs sont bien connus et on les lit sans risque pour moi, ceux sont les 2 meilleurs policiers que j’ai lus en 2012.


Les autres :

  
Russell Banks : American Darling
J’hésite toujours à lire les auteurs américains des années 70 . Bien sûr, il y en a des excellents auteurs comme Jim Harrisson dont j’ai lu 3 nouvelles Julip en 2012. Ce livre de Russell Banks est remarquable ; il faut se méfier des a priori.

Tracy Chevalier : Prodigieuses créatures
Cette américaine 50 ans vit à Londres et écrit comme une anglaise. Elle est très connue pour « La jeune fille à la perle ». Ce livre est tout aussi remarquable.

Dinaw Mengestu : Les belles choses qui portent au ciel
Ce livre nous fait vivre la relation d’un anglais et d’un émigré éthiopien qui sont appelés à travailler ensemble.

mercredi 1 février 2012

Savonnerie à froid Albenassienne





Fabriquer son savon, c’est facile !

J’ai produit avec 17 recettes environ 50 kg de savon un peu plus de 40 batch. Selon moi, cette expérience est déjà suffisante pour faire des choses sympas. Il y a un plaisir de produire soit même son savon, c’est sûr, mais la différence est la qualité de ces savons. J'ai retenu finalement 7 types de savons et mis de côté les savons liquides.

Le savon artisanal est supérieur au savon du commerce. Il est naturel, lave et mousse.

1/ Le procédé de fabrication :

Corps gras + Alkali   ->  Savon + Glycérol

L’alkali est une base forte ; on utilise la soude (NaOH) pour les savons durs ou la potasse (KOH) pour les savons liquides. Dans le savon artisanal, on laisse le glycérol ou la glycérine dans le savon ce qui explique la différence importante avec la savon industriel.

On prépare une solution de soude (ou potasse) à partir de cristaux de soude et d’eau de dilution. On verse toujours la soude ou la potasse dans l’eau. C’est l’opération délicate pour la sécurité. La soude ou la potasse sont dangereux pour  les yeux, la peau et les vapeurs sont à éviter pour les voies respiratoires. La mise en solution aqueuse se produit avec un dégagement de chaleur important et la température s’élève entre 80°c – 90°c. Gants et lunettes sont indispensables ; pour plus de sécurité on peut aussi porter un masque. J'ai finalement opté de prendre l'eau sous la forme moitié eau liquide et moitié glaçon l'important est le poids total d'eau. La température reste inférieure à 50°c et l'on a plus de problème de vapeur.

On prépare les huiles fondues 40°C suffisent dans un bain marie. Certaines huiles sont solides comme par exemple l’huile de Coco qui se retrouve dans pratiquement tous les savons pour obtenir une dureté voulue.

On mélange les huiles fondues et la solution de soude à 30°C environ les 2 doivent avoir la même température, la réaction de saponification est bien tranquille. Cependant gants et lunettes sont nécessaires. Blouse, pantalon longs et chaussures fermées sont conseillés  On mélange d’abord manuellement avec une spatule ; puis avec un mixer à pied. La réaction se produit et la masse liquide s’épaissit. Puis la surface liquide met un certain temps pour redevenir plate. Dans le jargon du savonnier, on appelle cela la trace. le savon est sous la forme émulsionnée.

Puis, on ajoute les additifs : huiles essentielles, colorants, argile, huiles qui supportent peu la chaleur … Petit coup de mixer et c’est prêt pour couler dans un ou des moules. On place les savons dans une boîte bien isolée thermiquement pour laisser la réaction se terminer.

Après 48 h, en général, on démoule ; on coupe les tranches de savons si nécessaire et on laisse sécher 4 semaines à l’air dans une cave.


2/ Pourquoi des savons artisanaux ?

Le choix des corps gras utilisés est essentiel pour déterminer la qualité du savon produit. Les huiles végétales sont plus douces à la peau et contrairement aux graisses animales ne bouchent pas les pores de la peau. Chaque huile saponifiée apporte des propriétés qui lui sont propres.
 - Huile d’olive est très douce
 - Huile de coco est moussante
Il est préférable de fabriquer un savon avec 75% d’huile d’olive – 25% huile de coco que 100% olive.(savon de Castille).
Les huiles les plus utilisées sont : olive, coco, palme, ricin, sésame, tournesol, avocat, beurre de karité, beurre de cacao, chanvre ….
Un rapport ajusté des huiles végétales permet de choisir la dureté du savon final (INS). On calcule aussi à partir des quantités d’huiles végétales le poids de soude nécessaire.

Lors de la saponification artisanale, on laisse toute la glycérine de la savon environ 8 % . Cette glycérine est un facteur important d’hydratation de la peau.
Ces savons sont particulièrement doux pour la peau !


3/ Parfumer les savons :

Les huiles apportent certainement une odeur par l'odeur des huiles et des parfums ajoutés. J’apporte le parfum des savons avec des huiles essentielles ; le dosage de celles-ci dans le savon est élevé environ 10 ml/kg de savon ; mais 20 ml/kg sont possibles suivant les goûts. Les huiles apportent aussi des soins. Il faut réfléchir avec attention sur les huiles essentielles ajoutées. Souvent, elles contiennent des allergènes. Dans ma gamme des 7 formules 2 sont sans parfum..


4/ Autres additifs :

Les additifs permettent d’améliorer des propriétés particulières : exfoliant doux ou fort, hydratant, adoucissant,  purifiant ou régénérant …
On les ajoute généralement à la trace lorsque le savon est pratiquement terminé. Ce sont par exemple : argile, avoine, beurres et huiles précieuses, café, lait, miel, calendula, sel gros, vitamines …
On peut aussi colorer les savons avec des additifs naturels.


5/ Moulage et séchage :

Pour moi, cela reste la partie délicate. On trouve des moules sympas ; mais le problème est le démoulage en particulier pour les moules en polystyrène. Pour le moment, je fabrique des pains avec un pain de 1,5 kg dans un moule que je découpe ou avec des moules en silicone à usage culinaire.

Quelques références si vous voulez devenir savonnier :

-    Le cours de Franck Dubus à quelques km de Die au pied du Vercors www.drhumana.fr
-    « Faire ses savons naturels, c’est facile ! » Petit livre en français de Cyrille Saura Zellweger ; il apporte un bon nombre de recettes et aide pour bien comprendre les ajouts d’additifs.
-    Pour l’achat des matières premières sauf les huiles alimentaires que l’on trouve facilement dans le commerce local en Ardèche (huiles, beurre ….), je les achète chez Gisella Manske. www.gisellamanske.com  Le site est en allemand, mais aussi en partie en espagnol, en anglais voir en français.
-    Les petits ustensiles nécessaire sont du matériel de cuisine en inox jamais d'aluminium qui réagit avec les bases fortes ; mais un peu d’équipement de chimie est aussi utile. Je l’achète chez Pierron Education www.pierron.fr

Bon courage ( révisé en mars 2017 )