vendredi 13 février 2015

Livres 2014



Les livres lus en 2014 ont commencé tristement avec rien d’exceptionnel en janvier. Puis en février, l’année s’est lancée avec le livre « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson. Quelle rigolade ! Puis de très bons nouveaux auteurs. Aussi des auteurs déjà lus, il y a quelques années, que j’ai repris.
Beaucoup de nouvelles genre que j’ai longtemps négligé. Lire des nouvelles demande beaucoup d’attention et finalement de concentration. Les histoires sont courtes et denses ; on doit accepter de passer de l’une à l’autre sans avoir du temps de repos que l’on trouve obligatoirement dans les gros bouquins.
Le maître de la nouvelle reste Eric-Emmanuel Schmitt avec Les messieurs de Bruxelles ; Lâchons les chiens de Brady Udall et Parmi les disparus de Da Chaon sont super ; enfin Raymond Carver avec Les trois roses jaunes.
Côté des romans policiers, j’ai découvert plusieurs nouveaux auteurs remarquables et lu d’excellents policiers


   Résultat de recherche d'images pour "jonas jonasson"          Jonas Jonasson :

L’auteur a un peu plus de 50 ans ; il est suédois. ‘’Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire’’ est son premier bouquin. On se balade avec ce pyromane artificier dans ce cruel 20ème siècle et ses comparses à la gomme. Ce centenaire Allan Karlsson n’est pas vieux ; son siècle d’expériences n’est évidemment pas écouté. On prétend que l’histoire ou tout simplement la vie est la source qui permet de ne pas faire trop d’erreurs ; mais il faudrait encore en tenir compte.
Alors, rigolons avec Allan Karlsson et espérons, que cet auteur proche du finlandais Arto Paasilanna de 20 ans son ainé, nous fasse encore longtemps rigoler !


 Résultat de recherche d'images pour "joyce carol oates"             Joyce Carol Oates :

Cette auteure très prolifique pourrait être tranquillement nobélisable.  Mais cela n’est pas le cas. Elle est une critique acerbe de l’hypocrisie pudibonde américaine et de notre société. La trame de ses romans est superbement montée.
J’ai découvert cette année ses romans ; j’avais été retenu par l’épaisseur de ses bouquins et la comparaison constante à Jane Austen qui certes a une écriture remarquable ; mais dont les livres ont selon moi mal vieilli.

J’ai lu :
-          Le petit oiseau au ciel
-          Les mystères de Winterthurn


 Résultat de recherche d'images pour "spinoza"                 Irvin Yalom :

Né en 1931, docteur en médecine spécialisé en psychothérapie existentielle est un auteur dont on ne lit pas les livres ; on les étudie.
Cependant, il écrit des romans. J’ai lu « Le problème de Spinoza » prix du lecteur 2014 qui est tout à fait accessible. Il décrit en parallèle la vie de Spinoza et du Reichleiter Rosenberg chargé de la confiscation des biens culturels des juifs par Hitler. J’ai pu comprendre pour la 1ère fois qui était Spinoza.



      Résultat de recherche d'images pour "brady udall"                     Brady Udall :

Romancier né en Arizona dans une famille de mormons.
J’ai découvert cet auteur au « Grand Café Français » sur les conseils du patron bistroquier- libraire à Aubenas qui survit grâce aux petits concerts donnés dans son café.
-          Lâchons les chiens : recueil de 11 nouvelles avec plein de personnages déjantés du Middle West.
-          Le polygame solitaire avec ses 4 femmes et ses 28 enfants : pauvre polygame, pauvres femmes, pauvres enfants. Ce gros bouquin où ils sont tous mangés par leur communauté.



        Résultat de recherche d'images pour "gérard de cortanze"                    Gérard de Cortanze :

Né à Paris en 1948, il est encore fils d’émigré d’italiens bien que sa famille soit en France depuis la fin du 19 ème siècle. Ses ancêtres étaient bien dotés. Du côté de sa mère, un célèbre bandit napolitain Fra Diavolo qui combattit l’invasion de Bonaparte et fut  exécuté en 1806. Du côté paternel,  il s’agit d’une vieille noblesse piémontaise de plus de 10 siècles.
J’ai découvert cet auteur vers 2000, en lisant Les vice-rois, qui restent pour moi son meilleur livre. Puis, j’ai lu : Une chambre à Turin, Aventino, Giulliana et ensuite pendant plusieurs années rien. En 2014, j’ai lu Cyclone très bon livre ; mais l’histoire est un peu sur des sentiers battus.

Parmi les nouveaux auteurs pour moi, je citerai Haruki Murakami : je ne l’avais jamais lu retenu parce que je n’aime pas les histoires fantastiques et ses bouquins trop épais après Kafka sur le rivage, sûr je relirai cet auteur -  Martin Suter suisse allemand avec Le dernier des Weynfeldt -  In Koli Jean Bofiane de la Répuplique du Congo qui vit en exil en Belgique avec Mathématiques congolaises – Duong thu Huong auteure vietnamienne exilée en France avec Terre des oublis correspondent plus à mon style de lectures.
Parmi les auteurs que je lis fréquemment, je citerai 3 très bons livres : Les charmes discrets de la vie conjugale et Piège Nuptiale de Douglas Kennedy et Les désorientés d’Amin Maalouf .



Les policiers

J’ai découvert quelques nouveaux auteurs.

 Résultat de recherche d'images pour "nymphéas"                Michel Bussi :

Ce professeur de Rouen 50 ans écrit des romans que je n’avais pas classés comme policiers. Il y a tellement de choses autour de l’intrigue. J’ai lu Nymphéas noirs. On y apprend beaucoup sur le peintre impressionniste Claude Monet dans le village de Giverny en Normandie.


  Résultat de recherche d'images pour "peter may"                        Peter May :

Peter May est un écossais né à Glasgow la soixantaine qui habite dans le Lot.
Ce roman policier ‘’ L’île aux chasseurs d’oiseaux ‘’ lu cette année est un livre où l’île de Lewis (Ecosse) est bien plus importante que l’intrigue policière. On trouve tout le mystère de ces vies insulaires fermées dans un monde isolé. Cela m’a rappelé mon seul voyage en Ecosse dans cette brume qui rendait tout mystérieux.


  Résultat de recherche d'images pour "maurizio de giovanni"                Maurizio De Giovanni :

J’ai découvert cet auteur de romans policiers napolitain cette année ; Il me semble le fils spirituel du sicilien Andrea Camilleri. Il publie depuis 2006 ; il s’y emploie à un rythme d’enfer. Bien sûr, ces livres permettent de décrire ses habitants, sa ville et son histoire récente. La description du fascisme mussolinien des années 30 dans le printemps du commissaire m’a éclairé sur cette période

En 2014, j’ai lu 2 de ces bouquins :
-          La méthode du Crocodile
-          Le printemps du Commissaire

L’auteur est un tifoso du Napoli ce qui est un plus. Comme Milanista, j’ai toujours une grande sympathie pour ce club avec son public de folie.


Evidemment, je n’ai pas négligé parmi mes auteurs préférés : Henning Mankel avec Le fils du vent - Donna Leon avec les joyaux du paradis un livre sans Brunetti -     William Boyd avec L’attente de l’aube super et Solo moins bon mais c’est le nouveau livre de James Bond – Luiz Alfredo Garcia-Rosa avec Objets trouvés – Ian Rankin avec Piège pour un élu.

dimanche 14 décembre 2014

Palais idéal



Palais idéal du facteur Cheval :

La visite du Palais-Idéal à Hauterives est un lieu inévitable de la région Rhône-Alpes. Il est sans aucun doute la construction la plus intéressante de la Drôme.
Cette œuvre naïve a été réalisée grâce à un travail de Titan, qui dura 33 ans, de Ferdinand Cheval entre 1879 et 1912. Il la compléta par construction de son tombeau à l’entrée du cimetière d’Hauterives, qu’il acheva en 1922. C'était 2ans avant sa mort à l’âge de 88 ans.

Le facteur Cheval  a réuni sur cette arche le monde de la fin du 19ème et du début du 20ème. C’est la rencontre de l’occident et l’orient. On y trouve un résumé de l’histoire et la géographie officielles françaises. Ses sources d’inspiration ont été les calendriers de la poste, les images d’Épinal, les cartes postales, les livres scolaires …



Les 3 géants Archimède, César, Vercingétorix sont là pour marquer les racines de la France avec sa source gallo-romaine et l’importance de la pensée grecque.











Ce temple hindou fait parti des voyages imaginaires du facteur Cheval à travers le monde. On fait un tour du monde avec la Maison Blanche, la Maison carrée d'Alger, un Château du Moyen-âge, un Chalet Suisse.






 La relation du facteur Cheval avec les religions marque une grande ouverture d’esprit. Il a été durement éprouvé dans la vie par la perte de plusieurs enfants, de sa première épouse … Lorsqu’on vit jusqu’à 88 ans au début du 20ème siècle, c’est finalement presque normal. Je pense qu’il était simplement croyant et patriote.


 

Ce travail avec tous ses détails, ses finitions mais aussi son plan d’ensemble cohérent, permet aux visiteurs de déambuler, de voir, de toucher. L’audace des matériaux, la conception de cet édifice étonnent.




 


Ce monument, que l’on pourrait attribuer aux naïfs mexicains de la même époque, est bien en France. Il a inspiré les grands artistes surréalistes : André Breton, Max Ernst, Picasso ; il est un précurseur de Dali, Gaudi, Niki de Saint Phalle.
André Malraux a permis à ce monument d’être classé en 1969.

mardi 5 août 2014

Le sacre du Jardin



Le sacre du jardin

Après avoir parcouru « le meilleur des mondes possible » et mille aventures, pour Candide le temps est venu où « il faut cultiver son jardin ».
Évidemment la vie n’est pas un conte, le monde change.
Plus de philosophie, la terre est devenue bien basse et les dos douloureux. En plus, l’ennui du jardinage s’est révélé un fait incontournable.
Pourtant, un beau jardin est né grâce aux mathématiques et le troc temps.
Merci Fernanda et Veronica !!!
Dans ce petit jardin sont bichonnés ail, sauge, cassis, bourrache, romarin, lavande, camomille, thym, mélisse, olivier, vigne, fraisiers, framboisiers, oseille, menthe, lys, rosiers, absinthe, estragon,tomates, fleurs inconnues et beaucoup d’autres oubliées …


Bourrache officinale :


Cette plante envahissante avec ses fleurs bleues adore la partie ensoleillée de mon jardin.
Elle contient un alcaloïde.
Les légionnaires romains étaient dopés avant les batailles avec du vin aromatisé aux fleurs de bourrache. Mais nous, les gaulois nous avons été les meilleurs pour ce qui concerne le dopage.
On l’utilise en cuisine : salade, pâtes, légumes …..
L’huile de bourrache (pas utilisée en usage alimentaire) prévient le vieillissement de la peau et limite l’arthrose.


Romarin :
Son nom a été donné par les romains « rosemarinus » rosée de mer. Ses propriétés sont reconnues pour apporter un bain de jouvence. Le traitement de la peau et du cuir chevelu conduisent à l’incorporer dans les shampoings.
Cette année, les jardinières l’ont autorisé à une extension importante. Donc, au printemps prochain en avant l’alambic et l’huile essentielle va couler à flot.


Sauge :
L’huile essentielle étant d’un usage délicat neurotoxique à forte dose et abortive,  son effet calmant, relaxant et anti-stress se retrouve aussi dans un vin de sauge.
Prendre 80 g de plantes séchées que vous ébouillantez dans un litre d’un bon vin blanc. Au bout de 3 jours, refroidir et filtrer. 4 verres par jour en guise de boisson suffiront pour obtenir le plus grand bien.

                                                        
Fleurs de rocher :
Il y a toujours un coin de jardin où l’on ne peut rien faire des cailloux, des abords où les générations de maçon ont laissé gravillons, ciment, pierres. La solution des jardinières a été de semer des fleurs de rocher. C’est beau.


Vive la rentrée ! Vive les mathématiques ! Le jardin prospère….

lundi 28 avril 2014

Week-end à Berlin



Week end à Berlin :

Veronica et la porte de Brandebourg
Après avoir visité Berlin en août 1968, je viens d’y retourner quelques jours en mars 2014. Mais, peut-on comparer cette ville après presque 50 ans ?
En 68, je suis arrivé à Berlin en train. Il fallait donc passer de RFA (Ouest) en RDA (Est) par le train dans un premier temps. Le passage se faisait sans descendre du train. Celui-ci était à l’arrêt dans un grand fossé avec des chiens loups qui étaient lâchés sous le train. Le tout était entouré de miradors avec des policiers en armes. Dans le train, les papiers étaient vérifiés, revérifiés ainsi un grand nombre de fois. Le rideau de fer, dont on parlait tant depuis 1945, était bien là sous mes yeux. Cet épisode, il faut bien le dire, m’a beaucoup impressionné et il est resté gravé dans ma mémoire à tout jamais. Je n’ai jamais revécu une telle expérience ; sauf peut être en arrivant dans les aéroports américains États-Unis après le 11 septembre 2001.

En 68, j’avais un hôtel à l’Ouest et j’avais fait une visite « touristique » de Berlin Est. Le passage se faisait en bus pour les voyages organisés des touristes. Le passage était contrôlé, archi-contrôlé mais beaucoup moins impressionnant.
L’hôtel que j’ai pris en 2014 était Alexanderplatz donc dans l’ex-Allemagne de l’est.

Alexanderplatz :

 

Je me rappelle bien cette immense place.
Elle n’avait rien à voir avec la place de Döblin










 
La maison des enseignants (Haus des Lehres) a été conservée avec ses fresques à la Diego Riviera qui représentent l’importance de la transmission de la connaissance. L’enseignement était le fer de lance du Communisme qui espérait ainsi forger l’homme nouveau. Certes ils n’étaient pas les premiers ni les derniers à s’y essayer. Il faut cependant reconnaître qu’ils y ont eu quelques succès.
Les grandes avenues sont toujours balayées par le vent. Les tuyaux aériens pour le chauffage urbain sont  toujours là. Des grands immeubles types HLM sont en attente de jours meilleurs. Les feux pour piétons utilisent toujours les mêmes icônes de ce passé récent.
On se promène dans Karl Marx Allee qui certes était allemand ; mais pourtant cela me surprend plus que dans une ville italienne.
La tour de télévision, qui domine de ses 368 m Berlin, devait marquer la supériorité technologique du régime communiste.

Le mur :

Ce mur, qui coupait la ville en 2, est encore visible en plusieurs endroits. Il se devine aussi parfois la complexité du réseau de métro ou de train. Rien qu'à Berlin, il faisait plus de 50 km.









Il est maintenant une attraction touristique comme à Charlie Point ou visible de façon plus réaliste au Mémorial du mur de Berlin limite entre le secteur soviétique et français.
Il s’agissait d’œuvre considérable : un ensemble de 2 murs avec un No man’s land 50m à 300m entre les 2. Il y avait 300 miradors, 14000 gardes, 1000 chiens et des quantités fabuleuses de barbelés, pas de mines. En 68, lors de ma seule visite il était déjà pratiquement sous sa forme définitive. Le nombre de morts parmi ceux qui ont essayé de le franchir  est certainement de plusieurs centaines.
Cette plaisanterie, qui dura de 1961 à 1989, nous a valu la phrase historique dite en 1963 à Berlin par J.F. Kennedy : « ich bin ein Berliner ».
Une visite de François Mitterrand fin 89 en Allemagne en RDA nous a permis d’apprécier la qualité visionnaire de la France ; alors qu’un grand homme Helmut Kohl œuvrait déjà toutes voiles dehors à la réunification de son pays.


Les Juifs :

Lors de ma visite en 68, les allemands de l’est avaient particulièrement insisté sur la culpabilité des allemands de l’ouest dans leur extermination ; mais qu'elle n'était certainement pas celle des allemands communistes de la RDA. Nous avions visité le quartier du ghetto reconstruit avec soins par la RDA. Je n’ai pas bien compris à l’époque s’il était habité par des juifs. Au cours de ce week-end, j’ai visité le Jüdisches Muséum Berlin. Ce musée fabuleux permet de mieux comprendre l’importance et la vie de cette communauté. Comment le génocide a-t-il été possible dans ce peuple cultivé ?




Je n’ai pas essayé de retrouver les traces du 3ème Reich qui ne sont pas évidentes après les bombardements de la guerre. En tout cas, on ne voit pas des édifices comme ceux de l’époque mussolinienne en Italie.
Une chose est sûr, les berlinois aiment toujours la fête. Ce goût pour le fête était déjà bien clair lors de ma 1ère visite en 68 à Berlin Ouest. L’insouciance et gaieté correspondaient aussi au fait de se trouver dans l’œil du cyclone 
Maintenant, l'on y mange bien et l’on y boit du bon vin aussi bien à l'est qu'à l'ouest ; voilà  qui réconforte.